Écobes au Cégep de Jonquière

Historique

1982‑1994 : l’émergence d’une passion

Fondé par Suzanne Veillette et Michel Perron, ÉCOBES amorce ses activités en 1982 avec un projet d’enquête auprès des personnes atteintes de dystrophie myotonique. Plusieurs autres mandats lui sont ensuite confiés par des partenaires du milieu de la santé. À compter de 1991, ÉCOBES transfère ses méthodes de recherche du domaine de la santé à celui de l’éducation en réalisant des travaux de recherche portant sur diverses facettes de la scolarisation des jeunes au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean (SLSJ).

1995‑1999 : la consolidation de l’expertise en recherche et transfert

La période 1995‑1999 est marquée par la consolidation de l’expertise d’ÉCOBES en recherche appliquée et en transfert de connaissances. Des études menées par l’équipe sur les disparités locales de la diplomation au secondaire et sur l’accès aux études collégiales au SLSJ alimentent la vaste mobilisation régionale menant à la création, en 1996, du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS) dont ÉCOBES devient le chargé de projet. En 1997, ÉCOBES réalise aussi une première enquête régionale sur les habitudes de vie et les aspirations scolaires des élèves du secondaire au SLSJ en collaboration avec les acteurs du milieu régional dont, plus spécifiquement, ceux de la Direction de santé publique (DSP). Cette enquête conduit à une vaste diffusion des résultats dans la population en général et auprès des différents intervenants des secteurs de la jeunesse, de la santé et des services sociaux.

2000‑2004 : un développement accéléré

La période 2000‑2004 est caractérisée par une forte augmentation des activités de recherche et de transfert. C’est ainsi qu’ÉCOBES multiplie les projets en éducation, notamment avec une nouvelle enquête régionale sur les habitudes de vie et les aspirations scolaires des élèves du secondaire en 2002. Cette étude sera suivie d’une enquête longitudinale auprès des jeunes de la région. Par ailleurs, les travaux en santé s'accentuent également. ÉCOBES s’associe à des équipes reconnues par d’importants fonds canadiens de subvention à la recherche pour travailler notamment sur le développement cérébral, sur la chaîne des médicaments et sur la génétique communautaire.

2005 à aujourd’hui : un rayonnement accru

Au fil des ans, ÉCOBES a acquis une renommée certaine en recherche et en transfert grâce à la pertinence et à la qualité de ses travaux en éducation et en santé. Depuis 2005, il multiplie les projets avec les milieux partenaires. Le Centre a notamment collaboré, avec cinq régions québécoises, à la réalisation de vastes enquêtes sur l'intégration et l'engagement scolaires, les aspirations, la santé et les habitudes de vie des jeunes du secondaire et du collégial. Ses mandats en évaluation et en accompagnement se multiplient. En mai 2009, il a été reconnu par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport à titre de Centre collégial de transfert de technologie dans le domaine des pratiques sociales novatrices (CCTT‑PSN). Cette reconnaissance a été renouvelée en 2012, puis en 2017, pour une nouvelle période de 5 ans, soit jusqu'en 2022.

De gauche à droite : Josée Thivierge, Julie Auclair, Michel Perron, Suzanne Veillette, Michaël Gaudreault, Nadine Arbour, Isabelle Morin, Marie-Ève Blackburn, Charles Caron, Suzie Tardif, Jean-Guillaume Simard, Marie-Hélène Tremblay, Camélia Dubois-Bouchard.

Absents sur la photo : Valérie Émond, Marco Gaudreault, Isabelle Joyal, Luc Laberge, Julie Labrosse, Lucie Néron.

La complicité des cofondateurs

Michel Perron, Ph. D. (géographie de la santé)

Cofondateur d’ÉCOBES, Michel Perron enseignait au Département de techniques de travail social du Cégep de Jonquière avant de se consacrer entièrement à la recherche appliquée en sciences sociales. Monsieur Perron a occupé le poste de directeur d’ÉCOBES de 1982 à 2003. En 1996, il fondait le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) et en a assumé la charge de projet jusqu’en 2003. Chercheur chevronné, il a obtenu, en 1995, le prix Reconnaissance de l’Association pour la recherche au collégial. Plus récemment, il a reçu la médaille de l’Assemblée nationale du Québec (novembre 2010), la médaille Georges-Henri‑Lévesque de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval (mars 2013) ainsi que le prix Gérald-Sigouin (juin 2013) décerné par l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC). Enfin, monsieur Perron a été titulaire de la Chaire conjointe UQAC–Cégep de Jonquière sur les conditions de VIe, la SAnté et les aspirations des Jeunes (VISAJ) ainsi que professeur au Département des sciences humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) de 2008 à 2015. Toujours actif en recherche et développement, il poursuit ses travaux en lien avec CartoJeunes et avec l'ambitieux projet de région éducative.

Suzanne Veillette, Ph. D. (administration et politique scolaires)

Cofondatrice d’ÉCOBES, Suzanne Veillette a été enseignante au Département de sciences humaines du Cégep de Jonquière avant de se consacrer à temps plein à la recherche. Elle a produit plusieurs rapports de recherche qui ont fait époque, notamment sur les inégalités sociogéographiques en éducation. En 2001, madame Veillette recevait le prix Reconnaissance de l’Association pour la recherche au collégial. En juin 2005, elle obtenait le Prix du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour sa thèse de doctorat de l’Université Laval sur l’alternance travail-études. Plus récemment, en novembre 2010, elle se voyait remettre la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec. Madame Veillette a été responsable du service de recherche d’ÉCOBES de 1982 à 2004 et a participé à la mise sur pied du Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) en 1996. Elle a par la suite dirigé la destinée d’ÉCOBES et répondu de la charge de projet du CRÉPAS de 2004 à 2007. Ses travaux sur les marqueurs applicables à l’évaluation du transfert en innovation sociale, réalisés pour le compte du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport en 2007‑2008, ont contribué à la création des premiers centres collégiaux de transfert de technologie dans le domaine des pratiques sociales novatrices (CCTT‑PSN). Toujours active en recherche, madame Veillette poursuit ses collaborations à divers projets de l’organisation. En mai 2017, le Cégep de Jonquière lui décernait une mention d'honneur pour son implication et son engagement dans la recherche collégiale et pour ses travaux qui ont permis au Cégep de rayonner.